V24N1

JANVIER / FÉVRIER 2020 16 Pour me donner une bonne idée de ce que cela implique, j’ai rencontré un pilote d’expérience qui a visité plusieurs par‐ ties du monde en hélicoptère. Certains diront un pilote « émérite », mais avec 13000 heures et un tour du monde complet, ce titre est pleinement justifié. Il s’agit de Rob McDuff, pilote d’essai pour Bell, maintenant jeune retraité, qui a fait le tour du monde en 2017 avec un Bell 429. Voici les résultats de mon entrevue… – Pourriezvous nous décrire ce super voyage? – Nous étions privilégiés de pouvoir utiliser un Bell 429 bi‐ moteur, équipé pour le vol IFR. Au niveau de l’équipe, j’étais accompagné de Bob Dengler et de son fils, tous les deux pi‐ lotes. Ce voyage de 48 jours (33 en vol et 15 au sol en raison de la météo), soit 35000 km dans 14 pays, s’est déroulé à l’été 2017 et nous a permis de découvrir des sites fantastiques. – Pourriezvous nous décrire votre préparation? – Une fois que l’on a préparé l’hélicoptère pour un tel voyage, le plus important est la planification de la route. Il est recommandé de faire la route d’ouest en est afin de bé‐ néficier des vents qui sont en général de l’ouest. Compte tenu de la contrainte de l’essence, la planification des arrêts (90 arrêts) devient critique. Par exemple, en Amérique du Nord, on peut faire livrer des réservoirs d’essence un peu partout. En Russie, la seule façon d’avoir de l’essence néces‐ site que le camion se déplace. À une occasion, le camion d’es‐ sence devait faire plus de 1000 milles dans une zone inhospitalière. Ce petit voyage lui a pris plus de 25 heures juste pour venir nous rejoindre! Il est clair que l’élément critique de ce genre de voyage est la météo. En ce qui nous concerne, nous utilisions l’applica‐ tion Windy. Une chance que nous pouvions voler IFR, sinon notre voyage aurait été assurément plus long. Nous avons vécu quelques situations inattendues. Tout d’abord, au nord, le soleil ne se couche jamais, ce qui à l’oc‐ casion nous a permis de voler pendant de longues périodes. En plus, lorsqu’il pleut, nous n’avions pas prévu que, dans ces régions, à 8000 pieds, il puisse y avoir des conditions de givrage! En conclusion, la préparation s’est échelonnée sur plusieurs mois et elle est vraiment cruciale pour le succès d’une telle aventure. – Avec ce tour du monde, y atil des endroits qui sont plus marquants que d’autres? – Ayant effectué plusieurs autres voyages de ce genre, il y a deux choses qui m’impressionnent toujours : UN, la découverte d’endroits fantastiques. À ma grande surprise, je vous dirais que la plus belle partie de ce tour du monde n’est pas très loin d’ici. La section située entre le Labrador, Iqaluit, le Groenland, l’Islande et les îles Féroé. WOW! Disons que c’est d’une beauté que je ne pour‐ Par Michael Boutin | propriétaire - promoteur d’expériences | helicoptertrip.com Je recherche des passionnés pour un tour du monde en hélico! HÉLICOPTÈRE

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