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JANVIER / FÉVRIER 2020 18 D évelopper l’expertise locale enmatériaux composites et œuvrer à l’automatisation de leur fabrication s’avère essentiel pour répondre aux besoins criants de maind’œuvre de l’industrie aérospatiale québécoise et faire face à une compétition internationale grandissante. C’est le mandat que s’est donné Robin Dubé, titulaire de la Chaire de recherche du Centre technologique en aérospatiale (CTA) du Cégep ÉdouardMontpetit. Depuis 2013, il dirige la Chaire de recherche industrielle en fabrication de composantes aérospatiales et en matériaux composites. L’un des plus jeunes titulaires au Canada, il a aidé à la création de celle‐ci avec divers partenaires, dont Bombardier et le Conseil régional de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada (CRSNG). Il dirige une équipe de professionnels et il peut compter sur l’expertise et la collaboration de professeurs de l’École nationale aérotechnique (ÉNA) puis du programme Sciences de la nature , du Cégep, ainsi que sur celle d’étudiants, afin de perfectionner l’expertise locale sur les matériaux composites et, du coup, contribuer au développement de l’industrie aérospatiale. Les matériaux composites sont composés de plastiques et de fibres de céramique et constituent des pièces de haute performance. Elles sont utilisées dans la fabrication des avions et des hélicoptères, mais on les retrouve aussi dans la composition des satellites, des bateaux, des bâtons de hockey et des raquettes de tennis, par exemple. Approfondir le savoirfaire Le marché des matériaux composites a atteint huit milliards de dollars en 2016, seulement aux États‐Unis, alors qu’une croissance générale de plus de 5,5 % est estimée au sein de l’industrie aérospatiale d’ici 2022. Pour Robin Dubé, il est impératif de continuer à approfondir le savoir‐faire québécois en matériaux composites pour que la province demeure un important joueur de l’industrie aérospatiale sur la scène internationale. Au cours des prochaines années, il veut développer l’automatisation de procédés en matériaux composites, notamment afin de répondre au besoin criant de main‐d’œuvre auquel font face les entreprises de ce secteur. Jusqu'en 2023, la Chaire de recherche pourra bénéficier d’un soutien financier majeur pour poursuivre ses travaux, prove‐ nant de sources gouvernementales et privées, totalisant 3 M$. Selon Robin Dubé, il est impératif de former du personnel hautement qualifié, d’où l’importance que le CTA et sa chaire Une chaire de recherche cruciale pour l’aérospatiale CHRONIQUE ÉNA Avec plus de 70 experts, menant près de 350 projets annuellement en collaboration avec plus de 120 entreprises, le CTA fait croître l’économie et le talent d’ici, et ce, depuis plus de 25 ans! (Photo gracieuseté du cégep Édouard-Montpetit)
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