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• Volume 34 Numéro 1 38 un FECTEAU et se devait de répondre à la réputation de la famille sous toutes les facettes. Thomas avait énormément à apprendre pour maîtriser l’art du pilotage en régions inhospitalières et il en était pleinement conscient. Il étudiait les cartes des territoires, identifiait les caractéristiques des terrains, la forme des lacs et des rivières, l’emplacement des camps de chasse et de pêche, de ravitaillement et les caches de nourriture, les sites des grands ouvrages et autres. Il apprenait à utiliser la boussole et tous les instruments de vol sur les avions. Il apprenait à voler et à contrôler son avion dans toutes les conditions de température. La concentration maximum sur la tâche à accomplir était une autre de ses grandes qualités. THOMAS TOMBE EN AMOUR Puis, Cupidon a « fait flèche de tout bois ». C’était à l’été de 1949. Le jeune Thomas faisait la livraison aérienne du courrier, dont au camp d’arpentage de Jean‐Baptiste Gaudreau au Lac Lessard. Un jour, en approche au quai, les yeux de Thomas sont attirés par une jeune fille qui avait… fière allure. Elle se nommait Françoise Gaudreau. Lors des visites suivantes, il a fait la conversation avec elle et l’a invité à l’accompagner dans ses tournées…postales. Il volait seul dans son avion la plupart du temps, mais cette époque tirait à sa fin. PILOTER EN BROUSSE N’ÉTAIT CERTES PAS TOUJOURS UNE PARTIE DE PLAISIR Piloter en brousse demande des qualités particulières et un conditionnement mental assez… spécial; tu voles très souvent seul et tu dois prendre rapidement des décisions qui peuvent avoir des conséquences positives ou…qui peuvent conduire à une catastrophe. Thomas était un pilote calme qui n’était pas du genre à paniquer. Il était attentif à tout comportement suspect de la structure de l’appareil et aux bruits du moteur. La météo était pour lui un élément majeur au plan de la sécurité et il agissait en conséquence. Au cours de sa carrière en brousse, il a été confronté avec diverses situations complexes, dont quelques « slusages » (enfoncement de l’avion à travers la glace) où il a dû faire preuve de créativité et d’habileté pour s’en sortir, de prob l èmes techn i ques sur l ’ av i on , d ’ ép i sodes de désorientation dans l’espace et autres. Françoise faisait entièrement confiance à Thomas; il était prévoyant et possédait un jugement sûr et un sens peu commun des responsabilités. THOMAS ET LES AUTOCHTONES Thomas possédait une grande ouverture d’esprit et avait ce don d’approcher les gens et de se lier d’amitié avec eux. Il en fut ainsi avec les gens des nations autochtones du Nord à qui il vouait un très grand respect et une certaine admiration. Il les appréciait. Il aimait échanger et dialoguer avec eux, apprendre mille choses sur la vie et la survie en climat nordique. Il les aidait du mieux qu’il le pouvait. LES AMOURS ET LE MARIAGE Les années ont passées. Françoise et Thomas se sont mariés en novembre 1953. Ils ont habité à Senneterre. Puis en 1955, le couple est devenu parent d’un premier enfant: Jean‐ Marie. UN TOURNANT MAJEUR DANS LA CARRIÈRE DE THOMAS La vie de pilote de brousse devenait de plus en plus difficile pour Thomas et Françoise, d’autant plus qu’ils désiraient avoir d’autres enfants. Le 28 janvier 1955, Thomas décide en accord avec Françoise, de mettre fin à sa carrière de pilote de brousse. Thomas possède une réputation enviable comme pilote et il ne fait aucun doute qu’il trouvera rapidement un autre emploi. THOMAS DEVIENT PILOTE DE LIGNE Quelques semaines après avoir quitté son emploi de pilote de brousse, Québec Air offre un poste de Pilote de Ligne à Thomas. Le couple déménage à Rimouski. Dans les premiers mois, Thomas pilote des Beaver, puis, on l’assigne comme copilote sur DC‐3. Il perfectionne alors ses techniques de vol aux instruments. À l’été de 1960, grève des employés de Québec Air. Thomas trouve rapidement un poste de Chef Pilote pour le Service Aérien du Gouvernement du Québec dirigé par Paul Gagnon (le Directeur), un ex pilote de brousse. Dans les années suivantes, il est Commandant sur le célèbre DH 125 (le jet à Lesage…comme on disait.) On reconnaît ses qu a l i t é s d e c h e f e t s on s e n s p e u c ommun d e l a communication. (Thomas est certainement le pilote le plus Thomas Fecteau pilote de brousse du Nord, se prépare à prendre l’air aux commandes du Beaver de A Fecteau Transport Aérien pour livrer des marchan- dises et des vivres aux amérindiens du Nord du Québec Une photo historique prise au Rendez-Vous aérien des Faucheurs de Marguerites en juin 2012. On y voit Thomas, Françoise et Gilles Lapierre, le Président de l’APBQ, à qui Thomas vouait une grande amitié

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