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JANVIER / FÉVRIER 2020 63 HISTOIRE Au Spectacle aérien de Saint‐Hubert… Ce jour‐là, le Vampire présent sur le tarmac, c’est la version biplace du Vampire DH‐115 T55. Fabriqué en 1958 par Eidgenössisches Flugzeugwerk Emmen pour l’Armée de l’air suisse et nommé U‐1213 (cellule #973), l’avion est plus gros que les autres versions avec ses réservoirs largables. De 1953 à 1990, muni de quatre canons Hispano de 20 mm, ce Vampire sera utilisé comme avion d’entraînements avancés. Il est ensuite vendu à Sion par une société privée américaine de Paoli, Pennsylvanie. D’abord envoyé à Cranfield, Angleterre, il y recevra des modifications, de nouvelles ra‐ dios et un agencement de batteries de démarrage automa‐ tique. Ensuite, ce U‐1213 et un autre Vampire excédentaire, le U‐ 1220, ont été transportés à travers l’Atlantique. Donc, le 16 septembre 1991, le Vampire, immatriculation N935HW, décolle. Il faut au pilote Paul M. McMinn au moins 16 escales et plusieurs aérodromes d’Écosse, des îles Féroé, d’Islande, du Groenland, du nord‐est du Canada, de l’est des États‐Unis pour arriver six jours plus tard à Coatesville, Pennsylvanie. Mentionnons ici que le pilote de l’avion U‐1220 qui l’accom‐ pagnait a eu des ennuis pendant son décollage à Wabush, au Labrador, ce qui fut réparé sur‐le‐champ. Une fois rendu à Coatesville, le Vampire N935HW demeure dans les mêmes mains jusqu’en septembre 2008. M. Dave Sutton de Red Star Aviation, Hackettstown, New Jersey, achète ensuite l’aéronef qui sera enregistré sous le numéro N835HW. Le Vampire est finalement logé au Quonset Air Museum, Rhode Island, où il attire l'attention de M. Derek Hammond, un Canadien passionné d'aviation. Ce dernier, propriétaire d'un Canadair Star Silver T‐33, d’un B1 Strikemaster et d’un Aero Vodochody L‐39, est officier en chef de ce qui allait devenir Waterloo Warbirds. En 2010, il acquiert le Vampire. Fin octobre de la même année, M. Hammond et le technicien aéronautique Andrej Janik vont le récupérer à l'aéroport de Waterloo, Rhode Island, USA. Mais, à Rochester, New York, USA, un retard dû à un incident causé par une maintenance non spécifiée retarde la livraison de pa‐ piers. En arrivant au Canada, le Vampire change d’immatriculation pour devenir C‐FJRH. Remisé au sol pendant quatre ans, il recevra une maintenance mécanique des systèmes et de l’avionique. La restauration de ce magnifique Vampire Mk 55 sera soutenue avec l’aide du Vampire Preservation Group, Angleterre, du Temora Aviation Museum, Australie, de l’Escadron historique de la Royal Norwegian Air Force et du Musée canadien Warplane Heritage, Hamilton, Ontario. Depuis 2014, suite à sa restauration, ce Vampire vole de nou‐ veau. Principale attraction de la flotte de Waterloo Warbirds, cet avion‐là serait l’un des rares Vampire d’entraînements qui volent encore aujourd’hui dans le monde. Sources : https://waterloowarbirds.com/our-aircraft/de- havilland-vampire-mk-55/ https://ingeniumcanada.org/fr/artefact/avion-dh100-vam- pire-3-de-de-havilland http://silverhawkauthor.com/canadian-warplanes-6-jets- de-havilland-dh100-vampire_681.html 2019, retour vers le tarmac, tel celui d’une autre époque où les Vampire volaient à Saint-Hubert. Crédit photo : Martin Cormier 2019, une vue rapprochée du magnifique « Nose Art » aux couleurs d’antan, inspirées des Vampire de l’Escadron 442. Crédit photo : Martin Cormier

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