V24N1

JANVIER / FÉVRIER 2020 9 établissons à 1500 pi (457 m). Température extérieure : 39 ºF (4 °C). En palier, avec un bon torque , l'hélico file main‐ tenant à 100 mph (87 kias – 161 km/h). Consommation : 19 gal/h (72 l/h). En réduisant la puissance à 75 %, le Lycoming n'engloutirait que 14,7 gallons d'Avgas à l'heure (56 l/h). Grâce aux 2 trims électriques (bouton multi‐posi‐ tion sur haut du cyclique), j'arrive à stabiliser l'appareil (cap et altitude) et même… à lâcher les mains. Pas courant sur un hélico de cette catégorie ! Après un vol régional le long de la Green Bay (lac Michigan), nous rentrons à KMNM. Arrivés à la verticale de ce terrain non contrôlé, nous allons prati‐ quer quelques autorotations. Après une brillante démonstra‐ tion, Cody me repasse les commandes. À 1000 pi (305 m), poignée des gaz au ralenti et collectif complètement abaissé, j'ajuste graduellement le cyclique afin de gérer pente et tra‐ jectoire. Vitesse indiquée : 65 mph (56 kias – 105 km/h). Le pied droit presque en butée sur le palonnier, je compense avec le trim électrique. Ça descend vite, mais sans frayeur. À la hauteur de l'arrondi, je ramène le cyclique en arrière – nez cabré pour casser la vitesse. Finalement, je rends la main tout en tirant sur le collectif. Cabine à l'horizontale, les pa‐ tins touchent fermement mais sans choc. Trois essais renou‐ velés plus tard, je maîtrise mieux la technique. Dernière étape : la simulation d'une panne moteur soudaine en sta‐ tionnaire. À 6 pi (1,83 m) de la planète , l'instructeur me coupe les gaz. Immédiatement, j'abaisse le collectif; mets du pied à droite; puis tire de nouveau sur ledit collectif pour amortir l'atterrissage. Le tout en 3 secondes et quart – sans brusquerie et avec concision ! Je répète 4 fois l'expérience avant que la séance du jour ne s'achève. Retour aux instal‐ lations. Franchement, cet hélico inspire confiance. Je n'hési‐ terais pas à emmener mon garçon ou des amis en balade. Adjugé également pour accomplir du travail aérien ! … ou un 480B Après une bonne nuit au AmericInn local, me voici de retour sur la plateforme d'Enstrom. Il fait 1 °C, mais le ciel est dé‐ gagé. Pierre Bayard duPont – pilote et instructeur – prend le relais pour me faire découvrir le modèle à turbine. Nous vo‐ lerons sur N8652Q , le 480B de démonstration. Cette ma‐ chine, construite en 2015, n'accuse que 75 heures. Aujourd'hui, la cabine est configurée 3 places. La passer à 5 pax commanderait la dépose des commandes côté droit, plus le repositionnement des sièges. Rien de très compliqué. En montant à bord, je goûte d'emblée à l'espace. Cette fois‐ ci, je suis autorisé à gauche. Question masse et centrage, nous sommes plus que dans les clous. Nous avons quelque 300 lb (136 kg) de kérosène dans les réservoirs. De quoi piloter 2 bonnes heures. En moyenne, le 480B brûle à l'heure le poids d'un adulte en Jet A, A1 ou B. Une fois attaché et tel que convenu lors du briefing pré‐vol, j'assiste Pierre pour le lancement de la RR 250‐C20W. Muni de sa check‐list maison, il lance la procédure. En synthèse, après avoir enclenché la ESSAI EN VOL Zoom sur le quatre-cylindres HIO-360-F1AD. Rotor anticouple bipale du F28F. Rotor principal tripale articulé du F28F.

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